Certains jouent avec le feu: voila le modèle de société occidental, selon Blair, selon Sarkozy Quand on instrumentalise le terrorisme pour garder le pouvoir, on fait dériver la société dans ses fondements, et on s'écarte de plus en plus des valeurs democratiques.
une étincelle et on est prêt pour la dictature.
Big Brother menace-t-il la Grande-Bretagne ?
http://www.lexpansion.com/art/4344.150338.0.html "La société de la surveillance est devenue réalité sans que nous n'y
prenions garde" : tel est le constat effectué par un rapport
britannique publié jeudi, qui dresse un portrait quasi orwellien du
pays.
« La société de la surveillance est devenue réalité sans que nous n’y prenions garde » : tel est le constat effectué par un rapport britannique,
rédigé par les universitaires du Surveillance Studies network et remis
jeudi à Richard Thomas, directeur de la Commission pour l’information,
l’équivalent de la CNIL à Londres. Ce document décrit un pays quasi
orwellien, où des « caméras vidéos nous observent en permanence,
dans les immeubles et les rues commerçantes, sur la route et dans les
quartiers résidentiels ». De fait, la Grande Bretagne est le pays
qui compte le plus de caméras vidéos : 4,2 millions exactement, soit
une pour quatorze habitants. Mais ces dernières ne seraient que la
partie émergée de l’iceberg, selon les auteurs du rapport qui observent
que les comportements de la population sont de plus en plus observés,
analysés, enregistrés. Ils citent notamment la collecte des données à
des fins commerciales, via les cartes de crédit, cartes de fidélité et
téléphones mobiles. Ils soulignent aussi que les services de
renseignement « ont accès à la façon dont nous nous servons du
téléphone, du courrier électronique et d’Internet et peuvent effectuer
une recherche à partir de mots et de phrases clés ». Et rappellent que « nous
sommes constamment invités à nous identifier, que ce soit pour recevoir
des allocations sociales, des soins de santé, etc. ».
L'un des problèmes principaux, selon les auteurs, réside notamment dans le « détournement de l’utilisation », c’est à dire quand « les données personnelles collectées et utilisées dans un but unique sont réutilisées ailleurs ». Et de citer le cas des cartes de transport Oyster à Londres : les données commerciales des transports en commun sont selon eux « de plus en plus utilisées par les services de police dans le cadre de leurs enquêtes ».
Le rapport précise que la majeure partie des techniques de surveillance
sont automatisées et hors de la vue des personnes qui les subissent. Il
prévoit que cette observation étroite de la population, qui fait déjà
de la Grande-Bretagne le pays le plus surveillé de la planète, va aller
croissante dans les dix années à venir, et dénonce l'avènement d'un « climat de suspicion » au sein de la société. Cette dernière finit par développer selon eux un véritable « tri » entre ses membres, qui depuis les attentats du 11 septembre a par exemple « entraîné
un profilage grossier de certains groupes, surtout des musulmans, qui a
débouché sur des désagréments, des difficultés et parfois des tortures ». Conséquence, la société « met l'accent sur l'exclusion des éléments indésirables » et la discrimination s'accentue.
"La société de la surveillance est devenue réalité sans que nous n'y
prenions garde" : tel est le constat effectué par un rapport
britannique publié jeudi, qui dresse un portrait quasi orwellien du
pays.
« La société de la surveillance est devenue réalité sans que nous n’y prenions garde » : tel est le constat effectué par un rapport britannique,
rédigé par les universitaires du Surveillance Studies network et remis
jeudi à Richard Thomas, directeur de la Commission pour l’information,
l’équivalent de la CNIL à Londres. Ce document décrit un pays quasi
orwellien, où des « caméras vidéos nous observent en permanence,
dans les immeubles et les rues commerçantes, sur la route et dans les
quartiers résidentiels ». De fait, la Grande Bretagne est le pays
qui compte le plus de caméras vidéos : 4,2 millions exactement, soit
une pour quatorze habitants. Mais ces dernières ne seraient que la
partie émergée de l’iceberg, selon les auteurs du rapport qui observent
que les comportements de la population sont de plus en plus observés,
analysés, enregistrés. Ils citent notamment la collecte des données à
des fins commerciales, via les cartes de crédit, cartes de fidélité et
téléphones mobiles. Ils soulignent aussi que les services de
renseignement « ont accès à la façon dont nous nous servons du
téléphone, du courrier électronique et d’Internet et peuvent effectuer
une recherche à partir de mots et de phrases clés ». Et rappellent que « nous
sommes constamment invités à nous identifier, que ce soit pour recevoir
des allocations sociales, des soins de santé, etc. ».
L'un des problèmes principaux, selon les auteurs, réside notamment dans le « détournement de l’utilisation », c’est à dire quand « les données personnelles collectées et utilisées dans un but unique sont réutilisées ailleurs ». Et de citer le cas des cartes de transport Oyster à Londres : les données commerciales des transports en commun sont selon eux « de plus en plus utilisées par les services de police dans le cadre de leurs enquêtes ».
Le rapport précise que la majeure partie des techniques de surveillance
sont automatisées et hors de la vue des personnes qui les subissent. Il
prévoit que cette observation étroite de la population, qui fait déjà
de la Grande-Bretagne le pays le plus surveillé de la planète, va aller
croissante dans les dix années à venir, et dénonce l'avènement d'un « climat de suspicion » au sein de la société. Cette dernière finit par développer selon eux un véritable « tri » entre ses membres, qui depuis les attentats du 11 septembre a par exemple « entraîné
un profilage grossier de certains groupes, surtout des musulmans, qui a
débouché sur des désagréments, des difficultés et parfois des tortures ». Conséquence, la société « met l'accent sur l'exclusion des éléments indésirables » et la discrimination s'accentue.
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